La norme ISO 8573-1 classe la qualité de l’air comprimé selon trois paramètres : particules solides, teneur en eau et teneur en huile, chacun noté sur une échelle de classes. C’est la référence internationale pour spécifier et vérifier la pureté de l’air comprimé industriel.
Pourquoi une norme de qualité d’air est nécessaire
Sans référence commune, il est impossible de comparer objectivement la qualité de l’air comprimé entre deux installations ou de garantir contractuellement un niveau de pureté à un client. La norme ISO 8573-1 fixe des classes précises (de 0 à 6 pour la plupart des paramètres) qui permettent de spécifier exactement le niveau de traitement requis pour chaque application.
Les trois paramètres de la norme
- Particules solides — nombre et taille des particules par mètre cube d’air
- Teneur en eau (point de rosée sous pression) — température à laquelle l’eau commence à condenser dans le réseau
- Teneur en huile — concentration résiduelle d’huile, exprimée en mg par mètre cube
Une classe de qualité d’air se note par exemple « ISO 8573-1 Classe 1.4.1 », où chaque chiffre correspond respectivement à la classe de particules, d’eau et d’huile.
Quelle classe pour quel secteur
| Secteur | Exigence typique |
|---|---|
| Industrie générale, outillage | Classe 4 à 5 sur les trois paramètres |
| Peinture, finition de précision | Classe 2 à 3 |
| Agroalimentaire (contact direct) | Classe 1 (huile), souvent classe 0 |
| Pharmaceutique, électronique | Classe 1 ou classe 0 sur tous les paramètres |
Comment vérifier la conformité de votre installation
- Faites réaliser une mesure de la qualité de l’air en sortie de réseau, au plus proche du point d’usage critique
- Comparez les résultats mesurés (particules, point de rosée, teneur en huile) aux exigences de votre process ou de votre certification qualité
- Ajustez la chaîne de traitement (sécheur, filtration) si un écart est constaté
- Renouvelez le contrôle périodiquement, en particulier après tout changement d’équipement
Erreurs à éviter
- Spécifier une classe ISO 8573-1 sans avoir vérifié les exigences réelles du process, ce qui peut mener à un sur-traitement coûteux
- Ne jamais mesurer la qualité d’air réelle et se fier uniquement aux caractéristiques théoriques des équipements installés
- Oublier que la qualité d’air peut se dégrader avec le temps si les filtres et sécheurs ne sont pas entretenus
FAQ
Faut-il un laboratoire externe pour mesurer la qualité de l’air comprimé ?
Des mesures ponctuelles peuvent être réalisées avec des instruments portables, mais une certification formelle selon ISO 8573-1 nécessite souvent un prestataire spécialisé ou un laboratoire accrédité, en particulier pour les certifications qualité sectorielles.
La classe 0 signifie-t-elle un air totalement stérile ?
Non, la classe 0 concerne l’absence d’huile injectée par le compresseur (compresseur sans huile certifié). Elle ne garantit pas à elle seule l’absence de micro-organismes, qui nécessite une filtration stérile spécifique.
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Questions fréquentes
Que définit la norme ISO 8573-1 ?
Elle classe la qualité de l’air comprimé selon trois critères : la teneur en particules solides, le point de rosée et la teneur en huile résiduelle, chacun réparti en classes de pureté.
Comment savoir quelle classe ISO 8573-1 est requise pour mon activité ?
La classe requise dépend de votre secteur : l’agroalimentaire et la pharmaceutique exigent les classes les plus strictes, tandis que les usages industriels généraux tolèrent des classes plus permissives.
Comment vérifier la conformité de mon air comprimé à la norme ISO 8573-1 ?
Un audit avec mesures sur site permet de vérifier la classe réelle de votre air comprimé et d’identifier les équipements de traitement nécessaires pour atteindre la classe visée.

